Crises et Utopies
Samedi, mai 1st, 2010Les crises qu’ont connus le monde ont souvent été l’occasion historique de bouleversements positifs des sociétés. La crise économique de 1929 a permis de repenser le système économique et la répartition des richesses. Elle a propulsé les mouvements sociaux des travailleurs des années trente qui se sont poursuivis après la deuxième guerre mondiale dans les luttes de libération des années 50 et 60 (renforcements démocratiques, lutte pour les droits civiques, mouvements féministes …).
De même, les famines connus en Europe à la fin du XVIIIe 1 ont permis l’émergence de changements majeurs tels que la Révolution Française. Plus loin encore, les crises de l’église catholique face à la découverte du nouveau monde ne sont pas sans rapport non plus avec la Renaissance.
Que penser alors de l’attitude des dirigeants et des citoyens face à la crise que nous vivons actuellement. L’onanisme social va-t-il complètement inhiber les perspectives d’expressions et de créations de nouvelles utopies ?
La catastrophe de la mondialisation actuelle est, on ne le sait que
trop, qu’il n’y a plus d’opposition à l’uniformisation des
pensées, des moeurs, du règne de l’argent, etc. Il n’y a plus de
contre-pouvoir, de puissance différente qui pourrait mettre un
frein à l’extension frénétique des monopoles, sonner le holà !
LA CRISE À L’ÉPREUVE DE L’UTOPIE, Entretien avec René Schérer, JEAN-CLAUDE POLACK (disponible en texte intégral).
Pourquoi ne sent-on pas un vent de renouveau face à l’effondrement des modèles en œuvre depuis une cinquantaine d’année ? Qu’attendons-nous pour nous réclamer à nos représentants qu’ils s’investissent dans de nouvelles voies. S’il n’est pas dans les compétences du Président du conseil européen 2 de prendre une décision face à la crise actuelle de l’euro, doit-on pour autant attendre le silence de sa part. Ce n’est qu’un exemple parmis tant d’autres du manque d’implication du monde politique.
Et nous ? Où sommes-nous ? Sommes capables de prendre en main notre destin ?
Et bien je vais aller voir ce qui se dit en ce 1er mai dans les rues nantaises. Car s’y beaucoup préfère la grasse matinée, je rappelle quelques questions à débattre fermement en ce moment :
- La défense d’un système de retraite en même temps que sa réforme dans l’intérêt des citoyens et qui rappelle l’obligation d’égalité inscrite dans notre nation.
- La régulation des marchés financiers
- Le renforcement continu de l’Europe et de la citoyenneté européenne
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